Meerkat, Periscope : les droits que vous risquez de piétiner

Montage des logos de Meerkat et de Periscope
Par défaut

Les nouvelles applications Meerkat et Periscope, qui permettent de diffuser en instantané une séquence vidéo, sans besoin de la télécharger au préalable, à toutes les personnes de son réseau social, suscitent des problématiques juridiques multiples.

Making of
Ces dernières semaines, les applis de streaming live ont fait grand bruit, d’abord Meerkat puis Periscope, la riposte de Twitter. Les premiers commentaires ont porté sur la technologie, les usages, la guerre des applis. Reste la question légale, que pose ici maître Vanessa Bouchara, avocate et spécialiste des questions de propriété intellectuelle. Une pièce dans un débat qui ne fait que commencer… Rue89

Tout d’abord, une première problématique est celle du droit à l’image des personnes, y compris des personnalités.

En effet, le droit à l’image permet à une personne, célèbre ou non, de s’opposer à la diffusion, sans son autorisation expresse, de son image.

Si la vidéo diffusée dans le cadre de ces applications comporte l’image d’une personne, celle-ci pourrait légitimement considérer que cela porte atteinte au droit dont elle dispose sur son image. Ainsi, elle pourrait solliciter la cessation de la diffusion de la vidéo et une réparation du préjudice subi auprès des tribunaux.

Or, en raison de l’instantanéité de la diffusion, l’atteinte est quasiment irrémédiable et la preuve de l’atteinte pourrait être difficile à apporter.

Diffusion sauvage d’événements

Par ailleurs, la transmission en instantané via ces applications d’événements culturels ou sportifs est également susceptible de poser des difficultés.

Ainsi, les droits d’exploitation détenus par les organisateurs d’événements sont généralement concédés à des chaînes de télévision publiques et privées qui obtiennent, moyennant des contreparties financières significatives, le droit de diffusion.

Étant donné les enjeux financiers et les sommes investies, la diffusion sauvage risque de remettre en cause le schéma et les sommes en jeu en ce que les diffuseurs pourraient ne pas régler les mêmes sommes aux organisateurs en contrepartie des contrats d’exclusivité sur ces droits de diffusion.

Montage des logos de Meerkat et de Periscope

Montage des logos de Meerkat et de Periscope

Il y a quelques mois, la Ligue de football professionnel (LFP) menaçait d’assigner Twitter, qui venait de racheter l’application Vine, en considérant que la diffusion d’images de matches lui portait préjudice et ne pouvait pas se justifier par le droit à l’information.

Selon la LFP, la transmission via le réseau social Twitter lui causait un préjudice qu’elle évaluait à 10 millions d’euros.

Aujourd’hui, c’est une nouvelle étape franchie avec les applications Meerkat et Periscope qui vient également d’être rachetée par Twitter.

Il est fort probable que la Ligue et d’autres organisations sportives dont les évènements génèrent de très importants revenus ne se contentent pas d’annoncer une action mais décident réellement d’assigner ces nouvelles applications et le réseau social Twitter qui les diffuse.

Des brouilleurs sur les stades ?

En effet, ces organisateurs, en concédant des exclusivité de diffusion, ont l’obligation de tout mettre en œuvre pour empêcher qu’il ne soit porté atteinte à cette exclusivité.

Outre une action judiciaire, les organisateurs pourraient envisager de mettre en place des brouilleurs sur les stades et les lieux dans lesquels se dérouleront les évènements, mais cela peut s’avérer compliqué en pratique. Autre solution envisageable, faire souscrire à leurs spectateurs des conditions générales d’utilisation de billets menaçant d’exclusion les personnes filmant les événements, mais cela ne sera sans doute pas suffisant.

Enfin, ces nouvelles applications risquent d’intervenir dans le cadre de délits plus graves tels que la pédophilie, l’incitation à la haine raciale, etc.

Il y a en effet une sorte d’émulation créée avec les commentaires instantanés sur la vidéo. Ainsi, sur une vidéo postée sur Periscope, un conducteur roulait à 150 km/h et les commentaires l’incitaient à aller encore plus vite.

source :  Rue89

Publicité

Le journal L’Alsace imprimé en Allemagne

Le journal L’Alsace imprimé en Allemagne
Par défaut

Faire imprimer son journal à l’étranger quand les rotatives sont bloquées par des ouvriers en grève : voici la solution imaginée et mise en œuvre par Michel Lucas, patron du Crédit Mutuel, et donc du groupe Ebra qui regroupe la plupart des titres de l’est de la France, pour sortir le journal L’Alsace, mardi 25 novembre dernier !

Comme le rapporte Rue89 Strasbourg, « des instructions avaient été données à la rédaction pour « bater » (c’est à dire valider) les pages à 17h30, afin qu’elles soient imprimées ailleurs, probablement par l’imprimerie d’un journal du Bade-Wurtemberg. Les exemplaires ont ensuite été ramenés dans la nuit près de Mulhouse, un rendez-vous a été donné aux employés de L’Alsace en charge de la distribution pour qu’ils les récupèrent ».

Le 25 novembre, une édition spéciale de L’Alsace pour la venue du pape François à Strasbourg, était donc distribuée chez les abonnés et disponibles dans les kiosques.

Forcément, les grévistes, eux, ne sont pas contents. « Michel Lucas nous a fait le coup une fois mais il n’y en aura pas deux », prévient Brahim Bouchareb, délégué syndical Filpac-CGT, de l’imprimerie du journal, évoquant un « coup de force », qui va à l’encontre d’un « droit constitutionnel ». Et d’annoncer : « nous avons des relations avec les ouvriers des journaux en Allemagne et nous en appellerons à leur solidarité le cas échéant ».

Mais si le délégué CGT espère compter sur la solidarité des imprimeurs allemands, force est de constater qu’il n’a pas obtenu celle des journalistes du quotidien. Comme le note Rue89 Strasbourg, « les journalistes apprécient à mots couverts de voir le monopole de la Filpac-CGT sur l’impression battu en brèche ». Et de citer l’un d’entre eux : « s’ils perdent leur capacité de blocage, ils arrêteront peut-être de tirer contre tout un journal à 30 ! ». Pire : pour les grévistes, « les retours des abonnés ont été très bons ».

Période difficile, donc, pour les syndicalistes. « La Filpac-CGT est encore sous le coup » estime Rue89 Strasbourg. Et l’avenir ne s’annonce pas plus simple : « Michel Lucas a prévenu dans un email que si les ouvriers se mettaient à nouveau en grève, il fermerait purement et simplement le centre d’impression de L’Alsace ».

À suivre…

Source : Rue89 Strasbourg – crédit photo : L’Alsace / montage : Ojim

Le hacker israélien Ulcan a fait sa première victime

Par défaut

L’affaire a dépassé le simple canular mal intentionné. Mardi dernier dans la matinée, le père du journaliste de Rue89 Benoît Le Corre est décédé des suites d’un infarctus.

Depuis plusieurs jours, l’homme qui était, selon les médecins, une personne à risque, était victime de harcèlement téléphonique de la part de Grégory Chelli, un hacker franco-israélien qui sévit de plus en plus sur la toile.

Tout commence le 29 juillet lorsque le journaliste publie un article sur le hacker, jugé « mensonger » par ce dernier. Dans la soirée, le site de Rue 89 est victime d’une première attaque informatique, qui sera suivie de quelques autres, revendiquée par « Ulcan ».

Mais c’est mal connaître le jeune homme que de penser qu’il va s’arrêter là. Après avoir appelé directement le journaliste pour l’insulter, celui-ci va également appeler ses propres parents. Dans le premier appel, il leur fait croire que leur fils est mort avant de les insulter. Dans un second temps, Chelli va téléphoner à la police en se faisant passer pour le père de Benoît Le Corre pour leur expliquer qu’il a tué sa famille. La police va alors débarquer brutalement au domicile du couple…

Six semaines plus tard, le père du journaliste, continuellement stressé, vient d’être victime d’un infarctus qui a conduit les médecins à le placer dans un coma artificiel duquel il ne sortira pas. « On ne peut pas clairement établir une corrélation entre le stress et l’infarctus, mais on a envie de dire que ce n’est pas étranger », a estimé un médecin réanimateur.

Plusieurs plaintes ont déjà été déposées comme Grégory Chelli, qui demeure en Israël. Depuis quelques mois, celui-ci redouble d’activité et s’en prend à tous ses adversaires idéologiques (en gros, ceux qui ne partagent pas son « sionisme » absolu) ainsi qu’à leur famille. Ses méfaits vont de l’appel d’insulte au harcèlement des proches jusqu’au dévoilement du casier judiciaire.

Pour le moment, aucune suite n’a été donnée aux différentes plaintes déposées, « en l’absence, semble-t-il, de tout mouvement du côté des autorités israéliennes », explique Pierre Haski. Combien de temps encore l’impunité pourra-t-elle régner ?

Le Monde et Le Nouvel Obs solidaires de Rue89

Par défaut

Suite à plusieurs attaques contre son site, dont plusieurs ont été revendiquées par le hacker sioniste Grégory Chelli, Rue89 avait annoncé avoir porté plainte contre x la semaine dernière.

« Une plainte a été déposée [lundi] auprès du procureur de la République de Paris, après les deux premières attaques », avait fait savoir Pierre Haski, le directeur du site détenu par Le Nouvel Obs, en qualifiant ces actes de « fascistes ».

Lire la suite : Ojim.fr

Rue89 victime d’attaques informatiques émanant d’un pro-israélien

Rue89 victime d'attaques informatiques émanant d'un pro-israélien
Par défaut

Le site Rue89 a annoncé ce mercredi 6 août avoir déposé plainte contre x, se disant victime depuis une semaine d’attaques informatiques.

« Une plainte a été déposée [lundi] auprès du procureur de la République de Paris, après les deux premières attaques », a annoncé Pierre Haski, directeur du site d’information. Cette plainte pour entrave à la liberté d’expression « sera complétée après les nouvelles attaques » survenues mardi soir et mercredi matin, a-t-il fait savoir en dénonçant des actes « de nature fasciste ».

Paralysant temporairement le site à quatre reprises, certaines de ces attaques ont été revendiquées par un certain Grégory Chelli, qui se décrit comme un hacker franco-israélien. Connu sur la toile pour ses appels anonymes hystériques et insultants envers divers personnalités plus ou moins critiques d’Israël, cet ancien membre de la Ligue de Défense Juive (LDJ), a également revendiqué d’autres attaques contre des sites soutenant la Palestine, dont ceux de plusieurs sections du Nouveau Parti Anticapitaliste.