Régionales : Le CSA saisi sur le non-traitement des résultats de l’Outre-mer

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Lundi 14 décembre 2015, le Conseil représentatif des Français d’Outre-mer (Crefom) a interpellé le CSA sur le traitement médiatique des résultats des élections régionales.

Dans un courrier intitulé « l’Outre-mer absente des écrans », le président par intérim du Crefom, Jean-Michel Martial, a estimé que les résultats des régionales concernant les Outre-mer avaient été totalement évincés des actualités.

Ce dernier en appelle ainsi à une intervention d’Olivier Schrameck pour qu’« un rappel à l’ordre, voire un avertissement engage les médias à corriger définitivement cette manière d’envisager la France ». Et d’ajouter que « les commentateurs ne parlent que du vote de 12 régions de l’Hexagone, voire de 13 territoires avec la Corse, comme étant le vote de l’ensemble de la France ».

Pourtant, le 13 décembre, les quatre territoires d’Outre-mer votaient eux aussi pour élire leur conseil régional (pour la Guadeloupe et la Réunion) ou leur collectivité unique (pour la Martinique et la Guyane). Cependant, en raison du décalage horaire, la Réunion votait trois heures avant la métropole, la Guyane quatre heures après et les Antilles cinq heures plus tard.

Mais pour M. Martial, cela ne justifie en rien le fait que « les Outre-mer sont complètement oubliés, marginalisés, niés; comme si leur vote n’avait aucune importance, comme si ils n’appartenaient pas à l’ensemble national ». Pour le Crefom, « cette relégation doit cesser » car elle « est préjudiciable au sentiment national » et « constitue une faute qui engage la responsabilité des médias nationaux ».

Côté CSA, on indique avoir pris en compte cette requête, qui sera traitée dans les prochaines semaines. Le Conseil représentatif des associations noires (Cran), de son côté, va plus loin en voyant dans ce traitement « un déni de démocratie et une forme de racisme par omission » et en demandant aux Sages de « mettre en demeure les médias qui ne tiennent absolument pas compte des résultats de l’Outre-mer ».

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France Télévisions : après les frais de taxis, les frais de bouche !

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Source : Ojim.fr – On ne s’en lasse pas. Après le conflit suite à la nomination dans des conditions opaques du nouveau PDG Delphine Ernotte, après le thriller du naufrage financier du groupe, après l’affaire des fiches illégales sur les salariés et après l’affaire des frais de taxis énormes de plusieurs responsables, le feuilleton des affaires France Télévisions revient avec une saison 5 : les frais de bouche de certains responsables.

La Cour des Comptes enquête ainsi actuellement sur plusieurs dizaines de milliers d’euros de frais de taxis accumulés par plusieurs responsables – dont Frédéric Olivennes, Yann Chapelon, Nathalie André ou Anne Holmès. Ceux-ci, et d’autres responsables, se sont vu demander par Philippe Maréchal, patron de l’audit interne, de justifier leurs courses de taxis depuis 2011. Un nouveau nom est sorti de l’ombre : il s’agit de Jessy Daniac, responsable du service de presse depuis 2011 et recrutée sous Adjari, celui-là même qui est maintenant directeur de la direction générale de l’industrie et des médias culturels, et qui s’emploie à protéger son bilan financier – désastreux – en réfléchissant à prendre au contribuable de quoi combler le trou qu’il a creusé.

Selon l’un des syndicats, la CGC-Médias, Jessy Daniac a elle aussi participé au creusement de l’abîme où s’enfonce le groupe d’audiovisuel public. Après avoir épinglé les allers-retours nombreux entre Paris et Nice de l’un des responsables, Yann Chapellon, ex-directeur de France Télévisions Distribution, le syndicat se fait écho des soupçons qu’entretient la cour des Comptes à l’encontre de Jessy Daniac, pas seulement pour ses notes de taxi mais aussi ses frais de bouche. Elle semblait être une importante consommatrice de taxis : « visiblement l’intéressée ne se déplaçait quasiment qu’en taxi, matins, midis et soirs », pointe le syndicat, mais était aussi très attachée à un restaurant : « ses notes de restaurant au « Mathusalem » (en face de France Télé, sous le pont du Garigliano) où elle déjeunait très souvent mais alors très, très très souvent ». Comme cantine, ce n’est pas donné : compter 38 € le repas sans le vin.

Crédit photo : SARYMSAKOV ANDREY / Shutterstock.com

Écarté de la présidence de France Télévisions, Didier Quillot attaque le CSA

claude chollet
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Écarté dès le premier tour de la course à la présidence de France Télévisions, le candidat déçu Didier Quillot revient à la charge.

Comme le rapporte L’Express, l’ex patron de Lagardère Active conteste la procédure de nomination, qui a vu Delphine Ernotte nommée présidente du groupe public, et a donc choisi de porter plainte contre le CSA.

Pour sa candidature, M. Quillot s’était longuement préparé et avait même réalisé un dossier d’une centaine de pages. Or le CSA a décidé, sans apporter aucune justification, de l’écarter dès le premier tour de la sélection, tout comme Marie-Christine Saragosse (France Média Monde) et Emmanuel Hoog (AFP).

Celui-ci n’a ainsi même pas pu exposer son projet aux Sages. Dénonçant une « mascarade », il estime aujourd’hui que la sélection a été tronquée pour favoriser Delphine Ernotte (qui n’a aucune expérience à la télévision) et lui éviter d’être confrontée à des candidats sérieux.

« Secrets d’Histoire » célèbre trop les rois selon le sans-culotte Mélenchon

claude chollet
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Après s’en être pris au Métronome de Lorant Deutsch ainsi qu’au jeu Assassin’s Creed Unity, le Front de Gauche ressort sa guillotine médiatique.

« Secret d'Histoire » présentée par Stéphane Bern

« Secret d’Histoire » présentée par Stéphane Bern

Cette fois, c’est l’émission « Secret d’Histoire » présentée par Stéphane Bern sur France 2 qui s’est attirée les foudres révolutionnaires des héritiers de Robespierre. Dans une lettre adressée à la nouvelle présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte (pas encore en fonction), Alexis Corbière et Jean-Luc Mélenchon ont tenu à l’« alerter » sur les contenus de l’émission.

Prenant acte du succès de celle-ci, et lui reconnaissant une grande qualité de production, les deux hommes commencent leur plaidoirie en regrettant le portrait qui a été dressé, le mardi 19 mai, du roi Louis XVI, volontairement rebaptisé « Louis Capet » comme au bon vieux temps du tribunal révolutionnaire.

Dénonçant « les contenus idéologiques de ces émissions et le choix très orienté des sujets », le Front de Gauche constate que, « depuis 2008, France 2 a diffusé 88 épisodes différents de « Secrets d’Histoire ». Sur ces 88 opus, plus de 60% sont consacrés exclusivement à des monarques et leurs favorites. Sur les moins de 40 % restant, dont l’essentiel est consacré à des artistes (écrivains et peintres), ou des personnages folkloriques et très secondaires de l’histoire universelle (…) seulement 5 émissions, soit 6% (!) de la totalité, ont été consacré à des personnalités ou des lieux liés à la République. »

Diantre ! La République ne serait donc qu’une petite partie, récente de surcroit, de l’histoire de France ? Corbière et Mélenchon semblent en tout cas le découvrir, avec d’autant plus d’aigreur que, comme ils l’ont rappelé eux-mêmes, l’émission de Stéphane Bern, aussi centrée sur l’Ancien Régime soit-elle, attire 3 à 4 millions de téléspectateurs à chaque rendez-vous. Réflexe victimaire oblige, le communiqué rappelle également que seul un tiers des émissions est consacré à des femmes, « qui ne sont souvent présentées qu’à titre de « femme de… » ou « favorite d’untel » », et regrette qu’aucun des personnages principaux ne soit de couleur. Y aurait-il un roi de France noir de peau que Stéphane Bern occulterait ? Et de poursuivre en regrettant que l’on consacre deux épisodes à Jésus, quelques autres à des sujets religieux, et aucun aux philosophes des Lumières, aux « figures du combat pour l’émancipation laïque », ou encore à la « grande famille intellectuelle du socialisme et communisme, qui a tant marqué l’histoire de France »... « D’une façon déséquilibrée, chaque épisode valorise de façon quasi systématique et outrancière des rois et reines, et même la principauté d’opérette et paradis fiscal de Monaco, au détriment de tous ceux qui ont lutté pour l’égalité et la justice », estiment-ils avant d’exiger que la présidence de France Télévisions « fasse un rappel à l’ordre aux producteurs et concepteurs de ces émissions ». Et de conclure que « finalement, « Secret d’histoire » tient plus de la basilique Saint Denis que du Panthéon ». Dans un communiqué, France 2 s’est défendu de ces accusations venues tout droit de la fin du XVIIIème siècle en rappelant que hormis « Secret d’Histoire », la chaîne proposait « régulièrement en première partie de soirée des grands documentaires événementiels » ou encore des fictions consacrés à des sujets plus « républiquement corrects ». En résumé, non contents que la République règne sans partage depuis 1870, il faudrait désormais, pour MM. Corbière et Mélenchon, qu’elle oublie totalement les siècles d’Histoire qui l’ont précédée. En agissant de la sorte, les deux hommes se comportent, comme ils l’ont fait avec Lorant Deutsch, en véritables petits commissaires politiques épurateurs de l’Histoire, donnant ainsi raison à la formule tristement célèbre de Saint-Just : « Ce qui constitue la République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé. »

Dessin : © Milady de Winter, pour l’Ojim

France Télévisions condamné à verser 113 000 euros à l’une de ses employées

claude chollet
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France Télévisions a été condamné à payer 113 000 euros à l’une de ses employées suite à une affaire de harcèlement moral et sexuel.

Après une enquête interne, le groupe public avait en effet licencié, en 2012, l’un des rédacteurs en chef adjoint de son antenne du Centre Val de Loire, qui s’était vu accuser de harcèlement moral et sexuel par certains employés.

Cependant, l’une des victimes présumées du journaliste, bien décidée à exiger des réparations, avait porté l’affaire, quelques mois plus tard, devant les tribunaux en réclamant la copie de documents internes pour appuyer sa bonne foi.

Mais face au refus de France Télévisions, le conseil des prud’hommes d’Orléans avait ordonné sous astreinte, en juin 2013, la communication immédiate des preuves. Le groupe public avait alors fait appel de cette décision avant d’être débouté un an plus tard.

Finalement, il aura fallu attendre février 2015 pour que le tribunal d’Orléans prenne enfin possession des pièces demandées. L’astreinte ayant été fixée à 100 euros par jour de retard par le juge, France Télévisions se retrouve désormais contraint de verser 113 000 euros à son employée.

Une décision à nouveau contestée par le groupe public, qui compte une nouvelle fois faire appel.

Crédit photo : DR

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Mireille Mathieu fait condamner France Télévisions

Mireille Mathieu fait condamner France Télévisions
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Ce mercredi, France Télévisions et son PDG Rémy Pflimlin ont été condamnés ensemble à verser 5 000 euros de dommages et intérêts et 4 000 euros de frais de justice à Mireille Mathieu.

Celle-ci réclamait 100 000 euros de dommage et intérêt après avoir été raillée dans « On n’est pas couché » à la suite de ses propos sur la condamnation des Pussy Riot. Dans une émission russe, Mireille Mathieu avait jugé que ces jeunes filles, envoyées en camp de travail, étaient « un peu inconscientes » et que leur profanation de la cathédrale du Christ-Sauveur (Moscou) était un « sacrilège ».

Par la suite, la chanteuse avait publié un communiqué pour expliquer qu’elle avait été coupée au montage, ce que la chaîne russe a reconnu. Elle en avait profité pour réclamer la clémence vis-à-vis du groupe punk.

Pour la 17ème chambre du tribunal de grande instance de Paris, Laurent Ruquier et ses chroniqueurs n’ont pas, dans leurs moqueries, tenu compte de son communiqué. Les juges ont estimé que les propos tenus dans les émissions des 8, 22 et 29 septembre 2012 l’ont été « avec la plus grande légèreté et une absence caractérisée de prudence dans l’expression ».

S’ajoute à cela « une évidente malveillance à l’encontre de Mireille Mathieu, dans le but de la discréditer aux yeux du public, et ce au mépris de la vérité au moyen d’une dénaturation des faits qui ne saurait aucunement être légitimée par un droit à l’humour ».

Crédit photo : markb37uk via Flickr (cc)